The
Father, le premier film de Florian Zeller montrait, entre
autre, ce que pouvait vivre une personne atteinte de la maladie
d'Alzheimer. Le point de vue du film était celui d'un vieil
homme qui peu à peu perd ses repères et ne sait plus
qui sont les gens qui l'entourent. The Son, deuxième
film du réalisateur, s'attache à la dépression
que traverse un adolescent et cette fois-ci, les points de vue sont
ceux des personnages qui l'entourent. La mère, le père,
la nouvelle femme du père, le grand-père… et
ça n'a rien à voir. Là où The Father
brillait par sa construction déstabilisante et perdait le
spectateur avec délice, The Son ne fait qu'aligner
les faits. Aucun mystère, aucune ambiguïté, aucun
délice. L'adolescent se traine, tout gris et désespéré,
les parents sont tristes, agaçants et démunis, la
jeune belle mère essaye de faire ce qu'elle peut, seul le
grand-père (le toujours génial Anthony Hopkins) apporte
un peu d'inattendu, un peu de piquant. Mais il n'a qu'une scène.
On attend donc avec un certain fatalisme l'issue de cette histoire,
le récit ne nous emmène pas très loin, et malgré
une entourloupe finale tout de même un peu grossière,
on pense à l'excellent We
need to talk about Kevin, traitant lui aussi de la dépression
chez un adolescent, autrement plus percutant.