Blanche comme neige

Anne Fontaine

L'histoire

Claire, jeune femme d’une grande beauté, suscite l’irrépressible jalousie de sa belle-mère Maud, qui va jusqu’à préméditer son meurtre. Sauvée in extremis par un homme mystérieux qui la recueille dans sa ferme, Claire décide de rester dans ce village et va éveiller l’émoi de ses habitants... Un, deux, et bientôt sept hommes vont tomber sous son charme ! Pour elle, c’est le début d’une émancipation radicale, à la fois charnelle et sentimentale…

Avec

Lou de Laâge, Isabelle Huppert, Damien Bonnard, Jonathan Cohen, Vincent Macaigne, Pablo Pauly, Benoît Poelvoorde, Charles Berling, Richard Fréchette

Sorti

le 10 avril 2019


La fiche allociné

 

 

La critique d'al 1

Libertine mais sans vie

 

C'est une version contemporaine et libertine du célèbre conte. Et bien sûr, de nos jours, personne ne s'appelle Blanche. La jeune femme, c'est donc Claire. L'intérêt du personnage est qu'il ne devient pas la femme de ménage des sept nains, mais l'objet de leur désir, à la sexualité débridée. C'est Claire qui mène la danse, elle découvre le plaisir avec ceux qu'elle choisit et aucun prince ne vient à la fin pour l'enfermer (pardon, l'épouser). Mais l'actrice ne semble pas à la hauteur de la proposition (pourtant, dans "Respire", elle était terrible…), un peu fade, joli visage mais corps aux mouvements sans grâce (ses danses et façons de faire l'amour sont au mieux curieuses, en aucun cas sensuelles). A moins qu'elle ne soit vraiment pas aidée par l'écriture du personnage, trop "blanche", transparente, sans mystères, trop pure. Les sept "nains" ne sont pas, ici, de petite taille, mais on les retrouve tous, ou presque, de Prof à Timide en passant par Grincheux, Simplet, Joyeux et Atchoum… Manque Dormeur. Les acteurs s'en donnent à cœur joie dans des rôles bien marqués, plutôt amusants, Macaigne en tête. Huppert vient cachetonner en belle-mère : comment se fait-il qu'une telle actrice soit devenue si prévisible, si répétitive, avec un tel manque d'imagination ? Son petit mouvement de lèvre en avant est devenu insupportable, elle le reproduit dix ou vingt fois par film, pour exprimer… tout : frustration ou contentement, doute ou assurance, dédain ou… dédain. En cours de momification, la Huppert.
Le film dans son ensemble n'est pas vraiment désagréable, malgré une image très froide, trafiquée et trop sombre. Mais le récit est très schématique, très structuré, sans vie. Les ambiguïtés et les mystères s'effritent bien vite, il n'y a aucune peur, aucun plaisir, juste un peu d'humour parfois, qui vient des sept hommes. Finalement pas très féministe…

 

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