Folles de joie

Paolo Virzi

L'histoire

Beatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d'amitié. Une après-midi, elles décident de s'enfuir...

Avec

Valeria Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti

Sorti

le 8 juin 2016


La fiche allocin

 

 

La critique d'al 1

Folie attendue

 

Deux folles s'échappent d'un asile, que se passe-t-il ?
Le film a le mérite de se hisser à la hauteur de l'hystérie de l'une d'elles. C'est à la fois une qualité et un défaut : une certaine lassitude peut se ressentir au bout des deux heures de projection, car le récit est long, trop long, répétitif, un peu attendu et finalement sans beaucoup de surprises : l'une des deux femmes est portée par une certaine folie des grandeurs, grande bourgeoise complètement extravertie dans une agitation quasi perpétuelle et souvent communicative, avec, bien sûr, quelques moments d'accalmie où le réalisateur parvient à glisser quelques petites bulles d'émotion. L'autre femme a la folie triste, la folie du désespoir, elle est évidemment plus dangereuse, surtout au contact de sa comparse. Elles n'ont en commun que leur trouble mental, tout le reste les sépare, leurs origines sociales, leurs caractères, leurs espoirs… et bien sûr, parce que le cinéma adore ces couples contrastés, elles deviennent amies pour le meilleur et pour le pire.
On aura compris dès les premières images où le scénario va les mener, il y aura forcément quelques détours mais le but sera atteint. L'intérêt, un peu émoussé au niveau de l'histoire, se trouve alors dans l'interprétation des deux actrices, visiblement très investies, plutôt crédibles, et aussi dans les quelques personnages qui suivent, de près ou de loin, le périple des deux échappées : le directeur de l'asile et une femme médecin, dont les rares échanges donnent envie d'en savoir plus, les parents des deux femmes, réduits à quelques trop rares apparitions, la silhouette d'un homme affolé au bord d'un pont (une seconde, tout au plus, mais qui en dit long sur l'humanité en général… et oui ça fait du bien), et puis une famille "magnifique", comme il est dit dans le film, certes un peu facilement décrite, mais dont on se dit qu'elle aurait pu faire le sujet d'un autre film à elle toute seule.

 

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