L’autre continent *

Romain Cogitore

L'histoire

Maria a 30 ans, elle est impatiente, frondeuse, et experte en néerlandais. Olivier a le même âge, il est lent, timide et parle quatorze langues. Ils se rencontrent à Taïwan. Et puis soudain, la nouvelle foudroyante.

Avec

Déborah François, Paul Hamy, Vincent Perez

Sorti

le 5 juin 2019


La fiche allociné

 

 

La critique d'al 1

Le doux puis l'aigre

 

Un continent en deux parties dissemblables, la première a le goût de la rencontre amoureuse d'une très jolie délicatesse entre deux êtres qui se cherchent, elle est assoiffée d'amour et fait exulter son corps sans retenue, lui est tout en réserve et en esquives, la façon dont ces deux-là se trouvent, se reconnaissent, se séduisent sans le vouloir, c'est doux, tendre, drôle, lumineux, émouvant, Déborah François et Paul Hamy sont formidables en personnages perdus entre le lunaire et le terrien, et dans cette douceur l'on perçoit des fêlures, des inquiétudes, comme quelques grains de sable qui empêcheraient le monde de tourner tout à fait sereinement.
Et vient la deuxième partie, qui effleure d'abord le grave puis l'embrasse, l'étreint jusqu'à l'étouffement. Le sombre, le désespoir, la tristesse et ses excès ne parviennent pas complètement à gommer la légèreté du début, il reste toujours de la lumière mais le doux prend une sacrée dose d'aigreur. Ce qui se passe est assez terrible, et parce que le récit s'assombrit et patine parfois dans le mélo, la forme aussi perd de son aspect ours en peluche de soie.
Au final, on ne sait ce qui restera, la grande beauté de l'amour ou ses écroulements, ses réparations, la douce mélancolie qui s'en dégage malgré tout… Quoiqu'il en soit, Romain Cogitore séduit avec ce film (mais attention, ne pas confondre avec Clément Cogitore, son frère). La musique de Mathieu Lamboley donne une couleur à l'ensemble, on pourrait l'écouter en boucle, les larmes pas très loin.

 

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