Au revoir là-haut

Albert Dupontel

L'histoire

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Avec

Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Emilie Dequenne, Mélanie Thierry, Héloïse Balster, Philippe Uchan

Sorti

le 25 octobre 2017


La fiche allociné

 

 

La critique d'al 1

Pas tout à fait là-haut…

 

Il faudrait pouvoir oublier le roman de Pierre Lemaitre. Oublier le fourmillement de détails, l’écriture drôle et baroque, l’aspect hugolien de la destinée des personnages. Le film a du caractère, quelques splendeurs visuelles, des scènes formidables de drôlerie, de la truculence, un aspect parfois Jeunet (comment ne pas penser au long dimanche de fiançailles…) avec de l’acidité en plus. Le déroulement des événements du roman n’est pas scrupuleusement respecté, certaines variations passent sans soucis, d’autres vont un peu forcer l’émotion ou manquent légèrement de cohérence, mais il s’agit globalement d’un beau travail d’adaptation. Les deux personnages principaux sont plutôt bien campés, Dupontel prenant tout de même beaucoup de place. Niels Arestrup qui joue le père est admirable, il refait ce qu’il a souvent joué, l’homme de pouvoir impassible à qui on ne la fait pas. Lafitte est un méchant parfait, qu’on adore détester. En revanche, les femmes sont à peine traitées, même la petite Louise manque de piquant. Mention spéciale à Vuillermoz, certes dans un rôle en or, mais l’interprétant avec gourmandise et donnant beaucoup de plaisir au spectateur.
Tout cela ressemble donc à un grand film populaire de qualité française, sans inventivité débordante mais très divertissant. Peut-être une heure ou deux supplémentaires auraient permis de le transformer en une œuvre majeure, à la hauteur du roman.

Vos commentaires pour ce film

Et pourtant j’y allais à reculons ayant tellement peur qu’on abime les images construites à la lecture de ce superbe livre.
Eh bien il n’en est rien : c’est un magnifique film et les adjectifs me manquent : scénario, acteurs.. quelle maestria !
ça c’est du CINEMA…Dupontel, chapeau bas !


Nicole C, le 26 octobre 2017

 


Je n’avais pas lu le roman, le film est magnifique.
On suit l’histoire et les personnages avec émotion, des tranchées au Paris des années 20 en passant par le Maroc.
Un Paris de l’entre deux guerres, tout en contrastes, avec ses taudis et ses hôtels particuliers, ses gueules cassées et ses profiteurs de guerre.
Dupontel a réalisé un film émouvant et beau, poétique et politique aussi.


Isabelle E-C, le 30 octobre 2017

 


J'avais adoré le bouquin, j'ai adoré le film.
Il est fidèle à l'essentiel : un positionnement très engagé et très actuel sur le cynisme multiforme des puissants, la violence et la maltraitance que subit le plus grand nombre, les liens humains qui connectent ces deux parties du monde.
Il est fidèle à la complexité de cette période de fin de guerre, entre mort et renaissance, entre foisonnement des années folles et stigmates du carnage. Là-dessus, le livre est d'une grande puissance : comment la société de l'époque célèbre les morts, dignes, muets, drapés d'héroïsme et symboles de victoire, alors qu'elle rejette les rescapés, témoins de l'horreur, défigurés et gênants
Il est fidèle aussi à l'ironie, la malice, l'humour qui ponctuent les pages du bouquin de Pierre Lemaitre
Il anime le tout avec une poésie magnifique, sensible mais qui n'atténue en rien la gravité du propos : les masques, les jeux d'acteurs (la fausse naïveté de Maillard/ Dupontel, les regards pénétrants et subtils de Pérez Biscayart / Péricourt, la monstruosité élégante de Pradelle/Laffite, la froideur douloureuse de Péricourt père / Arestrup), ...
Vraiment un cocktail magique : rencontre entre un grand écrivain et un grand réalisateur, des acteurs formidables.
Un étoilé en perspective !


Thierry D, le 3 novembre 2017

 


Adapté du roman de Pierre Lemaitre
Ce long film est bien rythmé, les acteurs livrent une prestation solide qui rend leurs personnages crédibles, Albert Dupontel est convainquant, Niels Arestrup brillant, Laurent Laffite malfaisant.
Les décors sont beaux, les masques superbes, la construction du film parfois confuse.
Dans ce récit à fleur de peau, on y trouve de la poésie, de la violence, de l’humour noir et de la fantaisie.

Dominique P, le 4 novembre 2017

 

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